Le Morse en toute sérénité…

Cet été, au camp, ta patrouille a été handicapée : durant les jeux, ou lorsque les chefs sonnaient à la trompe, vous ne compreniez pas grand chose des consignes données en morse… tu pensais pourtant connaître ton alphabet… Du coup, vous étiez toujours en retard, vous avez perdu le jeu alors que tu avais avec toi les plus gros bras de la troupe, et… bref ! cessons de nous lamenter ! N’y aurait-il pas quelques petits moyens pratiques pour arriver meilleur à la prochaine sortie de troupe ?


Il n’y a pas de secret, pour apprendre, maîtriser le morse, il faut pratiquer, pratiquer et pratiquer encore. Il y a différents moyens mnémotechniques, mais à l’usage, si ces méthodes servent aux débutants, elles desservent ensuite le jeune pratiquant qui accélère la cadence : il n’y a plus le temps pour réfléchir aux « séries », aux « inverses », ou aux mots associés à chaque lettre.

Un bon moyen pour s’entraîner seul, c’est tout simplement de réaliser des papiers avec d’un côté la lettre, et de l’autre côté sa traduction en Morse. Pour ce faire, on pourra imprimer ce fichier en recto/verso, ou bien réaliser ces petites cartes à la main, de préférence sur un papier fort. Des spécialistes des neurosciences nous expliqueraient certainement qu’il serait utile de coupler cette méthode avec des couleurs ou des dessins…
Toujours est-il qu’il suffit d’étaler ces petites cartes sur la table, et de chercher à les retourner toutes le plus vite possible, en énonçant à haute voix(1) la transcription de la lettre. On pourra se chronométrer, ajouter les signaux de service, ou les lettres accentuées, et travailler « dans les deux sens ».

On pourra aussi pratiquer sur l’ordinateur ou le téléphone. Il y a de nombreux logiciels ou sites, que je te laisse explorer, , ou encore . La méthode a l’avantage de faire entendre ou voir une vraie transmission, avec un rythme défini. Mais on sait que la mémorisation se fera moins bien avec ces procédés virtuels.

Certains se sont essayés à « bavarder » en Morse durant les cours les plus ennuyeux, ou à prendre leurs notes de cours en code… C’est peut-être un moyen d’optimiser son apprentissage du Morse, mais le temps gagné devra être ré-investi dans le travail des maths, du français ou du latin qui auront été ainsi négligés… pas très rentable donc. Et puis surtout, ce ne serait pas bien conforme à l’article 2 ou au troisième principe de notre Loi.

Comme souvent, la meilleure méthode sera la plus simple. Trouve un ami, ou un frère pour t’envoyer des messages, quotidiennement si possible. Ainsi, on progresse très vite. Au camp, ou en sortie, les chefs peuvent multiplier les occasions d’utiliser le morse, sous mille prétextes, qui deviennent un jeu et même une compétition. Tout au long de la journée, à l’improviste, la maîtrise peut transmettre : « Apportez une feuille de chêne », le premier arrivé au coin des chefs avec la feuille en question a gagné. « Chantez La joie scoute », et tendre l’oreille pour écouter la première patrouille qui entonnera, etc.

Rien de bien original dans tout ça me diras-tu… et pourtant, tous les ans, je croise des scouts, des chefs ou même des aumôniers, qui s’interrogent : comment apprendre mon morse, comment devenir meilleur ?
Ne te creuse pas la tête pour trouver une méthode miracle, mais laisse libre cours à ton imagination pour trouver toute la journée des occasions de pratiquer !

 

(1) Nous disons bien « à haute voix ». Avec cette méthode, tu fais travailler ta mémoire visuelle, auditive et kinesthésique. Plus tu utiliseras de « mémoires » différentes, mieux ça fonctionnera. Ce sera moins facile de mettre en œuvre la mémoire olfactive et gustative… mais tu peux imaginer ! En passant, n’hésite pas à utiliser ce genre de méthode pour tes devoirs scolaires…


Quant aux petits malins qui notent leur morse sur leur tee-shirt de camp, dans leur ceinturon, ou dans un papier roulé dans la doublure du short… on a fait mieux depuis !

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