Avez-vous déjà… ?

Pour le Nouvel an, avez-vous déjà…

… lu des poèmes autour du feu ?
… nourri un cerf à la main ?
… admiré les lustres de cristal créés par le gel sur les toiles d’araignées ?
… dormi sur un bon matelas de sapin ?
… appris à fendre du bois au couteau ?
… regardé le soleil se coucher entre les arbres, du sommet d’une colline ?
… chanté Complies au fond des bois ?
… étudié les méthodes éducatives employées par monsieur et madame sanglier avec leurs trois marcassins adoptifs ?
… découvert que l’aulne a un cœur orange et des chatons violets ?

C’est peut-être avec vous, qui lisez ces quelques lignes, que nous partagerons ces moments uniques l’année prochaine…

PS : voulez-vous des nouvelles de la hulotte ? Nous l’avons peu entendue cette année mais elle semblait en forme : le coq du village chantait trop tôt à son goût, elle l’a fait taire.


Un très grand merci au château de Moidière qui nous a accueillis pour ce réveillon. A visiter en toutes saisons !


L’un des participants a composé pour l’occasion le poème ci-dessous, sous le titre « Nuit de l’an en forêt »…
Vous pouvez le retrouver ici ou encore là.


Voltigent les étincelles,
jusqu’au pain de nos visages !

Devant l’année écoulée, on ne pleure pas,
mais on ne rit pas non plus,
devant le ciel,
car nos âmes arrivent toujours en retard
après quelque chose d’essentiel ;
Nous ne vivons qu’au bout
du bout d’une queue de comète,
très en retard,
après plusieurs mondes consumés.

«Maintenant, me comprends-tu ?
lorsque je te dis que les souvenirs précèdent les rencontres ?»

Dans les moments partagés
comme des morceaux de pain,
tu es là, Seigneur bien vivant !

Tu as dit en partant : “Je serai avec vous chaque jour”.
Mais la nuit, où es-tu ??
Encore plus près serré contre nos cœurs !
Et ce contact, est-ce ce que l’on appelle «rêve» ?

On a fait le tour de la nuit
en suivant les murmures de la forêt.
Il y a dans la forêt encore un arbre à qui parler,
ce sapin aux branches cassées par une tempête

On dirait une croix abandonnée.

Avant de quitter le camp,
on éteint le feu à coups de pieds
Nos mains applaudissent,
et le matin déjà nous regarde.

Les fagots de bois, trop lourds à emporter,
on les laisse sans se retourner,
abandonnés comme mots précieux
non encore publiés.

J’emporte une étincelle de feu
dans mon âme…


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